Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 10:33
grève télé


La crise de gouvernance et le spectacle affligeant auquel nous assistons à la tête de l'AEF déstabilisent et inquiètent profondément les salariés.


Monte Carlo Doualiya était, à l'arrivée de cette direction, une véritable épave : des conflits sociaux à répétition, une chute d'audience vertigineuse qui durait depuis plus de dix ans et, surtout, une dérive éditoriale sans précédent qui menaçait l'essence même d'une radio du service public. Deux ans plus tard, le climat social est apaisé, les conditions de travail sont acceptables, la ligne éditoriale est respectée, et les audiences reparties à la hausse. Quoi qu'on en dise, ces résultats spectaculaires sont dus à Alain de Pouzilhac qui, ces deux dernières années, a fait preuve d'une pugnacité hors du commun dans la défense de l’entreprise. On ne peut en dire autant de Mme Christine Ockrent qui a surtout brillé par son absence et par le peu d'intérêt voire le mépris affiché à l'égard des salariés. Les autorités de tutelle auraient-elles l'intention de la suivre sur ce terrain ?

On peut légitimement s’interroger lorsqu'on voit la légèreté avec laquelle la question semble être traitée.

 

France 24 : mardi 15 décembre les salariés ont voté, à plus de 85 %, une motion de défiance contre leur directrice générale déléguée. Ils ont ainsi sanctionné sans équivoque la gestion hasardeuse de Christine Ockrent depuis 2008. Lors de cette consultation, la majorité des salariés a clairement indiqué qu’elle maintenait sa confiance à Alain de Pouzilhac pour mener à bien les importantes réformes engagées au niveau de l’Audiovisuel extérieur de la France et de ses filiales.

 

Dès les résultats connus, l’intersyndicale de France 24 a sollicité un rendez-vous auprès des autorités de tutelle pour leur communiquer le message des salariés et leur demander de mettre un terme à la crise de gouvernance sans précédent qui paralyse la chaîne depuis de longs mois et porte gravement atteinte à son image comme à celle de la France. À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse.

 

À la veille d’une fusion capitale pour la pérennité du développement de l’audiovisuel extérieur, il serait périlleux voire suicidaire de céder à la tentation de l’immobilisme. Aujourd’hui, ce n’est pas d’une médiation que nous avons besoin mais d’une décision ferme et responsable.

Il serait cependant tout aussi dangereux de lier le sort d’Alain de Pouzilhac à celui de Christine Ockrent, pour des raisons parfaitement étrangères à l’intérêt de l’entreprise. La chaîne ne peut pas se permettre pareille déstabilisation.

 

L’avenir de centaines de salariés, l’investissement de millions de contribuables et le rayonnement de la France ne sauraient dépendre d’un conflit de personnes.

 

Les élus CGC, majoritaires dans les instances de Monte Carlo Doualiya, ainsi que leurs délégués syndicaux et ceux de France 24 demandent à être reçus au plus tôt par les autorités de tutelle afin d’exposer leur point de vue.

 

En attendant, à l'instar de la CFDT, les syndicats CGC de Monte Carlo Doualiya et de France 24 déposent conjointement un préavis de grève illimitée à partir du 10 janvier 0 h 00 pour la radio et du 13 janvier 0 h 00 pour la télévision, afin que les autorités de tutelle prennent en compte l'avis des salariés et s’emploient à restaurer le climat de sérénité nécessaire à la bonne marche de l'entreprise.

 

Il n’est pas question, dans un contexte concurrentiel difficile, de pénaliser nos entreprises mais chacun doit comprendre que cette situation n’a que trop duré.

 

Communiqué de la CGC de MCD et FRANCE 24

Par CGC Médias MCD/France 24 - Publié dans : Vie de l'entreprise - Communauté : Les blogs CFE CGC
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