
Synthèse
Le congé sabbatique permet aux salariés remplissant des conditions précises d'ancienneté et d'activité de suspendre leur contrat de travail afin de réaliser un
projet personnel. La durée du congé est comprise entre 6 et 11 mois.
Le départ en congé fait l'objet d'une demande du salarié et d'une réponse de l'employeur respectant des contraintes de forme et de délai. L'employeur peut décider de
reporter ou refuser le congé dans certaines situations.
A savoir
A l'issue de son congé sabbatique, le salarié doit retrouver son
précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.
Fiche détaillée
Quels salariés y ont droit ?
Tous les salariés qui, à la date de départ en congé, justifient de 36 mois d'ancienneté dans l'entreprise, consécutifs ou non,
et de 6 années d'activité professionnelle, sans avoir bénéficié, au cours des 6 années précédentes, dans l'entreprise, d'un congé sabbatique, d'un congé pour création d'entreprise
ou d'un congé de formation d'au moins 6 mois.
Quelle en est la durée ?
Le congé sabbatique est pris pour une durée comprise entre 6 et 11 mois.
Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, la rémunération du salarié n'est pas maintenue pendant un congé sabbatique. Le salarié peut toutefois utiliser
les droits acquis sur son compte épargne-temps pour « financer » son congé sabbatique.
Quelles sont les formalités ?
Le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins 3 mois à
l'avance, en indiquant la date de départ et la durée du congé.
Le salarié n'a pas à motiver sa demande. En outre, pendant son congé, il
peut travailler dans une autre entreprise ou créer sa propre entreprise, sous réserve de ne pas se livrer à une concurrence déloyale vis-à-vis de son employeur principal.
Quelle peut être la réponse de l'employeur ?
L'employeur informe le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception, soit de son accord, soit du report du congé, soit de son refus, qui doit être motivé.
L'accord est réputé acquis à défaut de réponse dans les 30 jours suivant la présentation de la lettre du salarié. L'employeur peut différer le départ en congé sans justification, dans la
limite de 6 mois à partir de la date de la présentation de la lettre du salarié.
Quels sont les effets sur le contrat ?
Le contrat de travail est suspendu pendant la durée du
congé. À l'issue de ce dernier, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins
équivalente. Il n'acquiert ni ancienneté, ni droit à congés payés pendant son absence. À noter que, sauf accord express de son employeur, le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé
avant l'expiration du congé.